Une soirée réussie se reconnaît aux petits vaisseaux sanguins explosés, à l'oeil vritreux et inexpressif du fêtard hagard.

Une soirée réussie se reconnaît aux petits vaisseaux sanguins explosés, à l'oeil vritreux et inexpressif du fêtard hagard.


Essayages - Mets ces talons ! - Rêves, imagines un taré me suit dans la rue je pourrai jamais courir avec ces échasses - Fous rires - J'suis habillée comme une pute là non ? - Grignotages - Les meufs faut que je melave les dents , je sens les chips au fromage - Blablabla - Maquillage - Train - On va le louper les filles ! Grouillez !! - Montpellier - Une petite chose brune qui court : Freeeeeeeeeeeedddommmmmmm ! - Ta gueule Tham - Une grande chose blonde qui hurle : Libertééééééééééééééééééééé ! - Ta gueule Maud - Bar à chicha - Monaco - Bières - Hé regardez j'fais un aqua dans mon verre ! - Beau mec, le serveur - Hé, regardez, j'fais un aqua dans mon tshirt ! - Bordel, ferme là - Oui, et pas mal l'autre serveur aussi ! - On fait le concours de celle qui grattera le plus de clopes - Onze au total - Train - Mais y a personne ici ! - Fous rire, encore - Pas cap de monter sur la table et de chanter - On est jeunes et limités, jeunes et limités ouuuuuuuuuuuuaiiiss ! - TA GUEULE, THAM !!! - I gotta feeling à fond- Hé les meufs j'ai encore envie de pisser - Fallait pas boire autant, tu crois que je t'ai pas vue finir mon monaco ? - Arrivées à Sète - On va au Chateau d'Eau ? - Sète la nuit c'est mort - Y a des gens là bas - C'est qui les mecs ? - C'est la toco team - Les clopes et la bouteille passent de mains en mains - Vous voulez tirer, les meufs ? - C'est quoi ? - Un bédo - Yahhh, tu l'as chargé ^^- Restez avec nous !- Bon ben pourquoi pas, les mecs, rappliquez ! - C'est galère de trouver un briquet dans le noir - Tham, tu veux savoir des dossiers sur Hugo ? - Hé non Brice ta gueule ! - J'te direz sur MSN, Tham - Tire une latte ça te détendra - Si les flics passent, je me jette dans les géraniums - Si les flics passent, je me jette dans la fontaine - On va rentrer là non ? -

15 Novembre.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 13:14

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 07:16

" Tham, si je te vois fumer, je t'explose la gueule", dit-il en se roulant un second bédo.

" Tham, si je te vois fumer, je t'explose la gueule", dit-il en se roulant un second bédo.


2 Novembre

Tous les jours, elle écrivait. Des mots dénués de significations, des phrases incorrectes, d'une écriture enfantine que les infirmières avaient apprit à reconnaître. Qu'y racontait--elle ? De ses réveils solitaires, de la tristesse froide de sa chambre, de la mer grise et agitée que surplombait l'hopital où elle vivait, elle ne connaissait rien. De ses mains tremblantes, de ses bras presque bleutés tellement les veines étaient visibles sous la peau trop fine, de ses cheveux trop blonds, trop fins, de ses yeux vides, elle ne savait rien. Elle n'avait pas conscience du temps qui s'était écoulé depuis l'accident, du fait que son beau visage endormi avait fait la couverture des journeaux durant des mois, ni de ce jeune homme qui venait la voir toutes les nuits, qui prenait sa main glacée dans la sienne, qui lui parlait de la beauté perdue de leurs nuits d'Eté. Ici, c'était l'hiver toute l'année ; ici, il n'y avait pas de place pour les souvenirs . Annelyss inquiétait les médecins, effrayait les infirmières, fascinait les journalistes. Annelyss ne savait plus comment elle s'appelait ; parfois elle s'asseyait sur sa chaise de bois près de la fenêtre, et, alors que ses yeux fatigués se perdaient dans l'immensité de la mer grise, elle rêvait d'un quotidient qui n'était pas le sien, d'une vie qu'elle n'aurait jamais. Pas de sangs, pas de pleurs, de crises de folie, de piqures, pas d'hopital sinistre ni de gens étranges qui lui faisaient peur ; peut être qu'au milieu de sa folie se trouvait la vérité. Elle n'avait pas toujours été folle. Elle n'avait pas toujours eut besoin d'une aide pour se lever de son lit. Elle n'avait pas toujours piqué une crise chaque jour, à la même heure. Mais ça, elle ne s'en souvenait plus. Ni de ce qu'elle avait été, ni de ce qu'ils avaient rêvé. Ici, il n'y avait de place que pour le néant. Et William revenait chaque nuit, sa fougue originelle remplacée par une habitude, une promesse qui l'enchaînait à elle, qui l'empêchait de fuir loin de son amour brisé. Il y avait eut des pleurs, bien sûr. Les premiers mois. Et puis l'attente de son réveil, le refus de croire qu'elle aurait pu mourir. La fougue du desespoir, les hurlements aussi ; ne me laisse pas, je t'en prie. Oui, il y avait eut le chagrin, avant la lassitude." Non, je ne me lasse pas de toi, je ne me lasserai jamais de toi. " ; il le lui avait pourtant promit. Mais ce n'était pas à cette Annelyss là qu'il avait fait cette promesse. Et ses yeux lasses contemplaient avec tristesse ce qu'il restait de cette fille qu'il avait aimé à s'en arracher le coeur. Il y a quelques années, alors qu'elle s'était réveillée de son coma, il venait la voir des heures entières. La journée aussi ; à tenter de la prendre dans ses bras, de la ramener dans le monde des vivants. Mais ses yeux vides l'avaient supplié d'arrêter, parce qu'il lui faisait peur, parce qu'elle ne savait plus qui il était. Parce qu'il lui faisait mal, à lui parler d'un passé dont elle ne se souvenait pas, d'un soleil qu'elle n'avait jamais vu, d'une histoire d'amour qui n'était pas la sienne. Parce qu'elle ne comprenait pas. Alors il était venu la nuit ; malgré les conseils du psychologue. " Elle ne se souvient de rien, vous devriez partir, refaire votre vie... Ca ne sert à rien d'insister William, elle est perdue " Ta gueule connard, c'est pas toi qui a vu ta vie s'écrouler . Alors il était venu la nuit, deux heures, parfois trois. A contempler ses lèvres gercées, sa poitrine fragile qui se soulevait au rythme de son souffle, à toucher son poignet pour sentir son poul. Parce que oui, même si ce n'était plus la fille qui lui avait appartenu, elle vivait encore. Elle vivait encore. Et puis elle avait commencé à écrire , et lui à essayer de déchiffrer chaque lettre, chaque trait, chaque gribouilli. A froisser les bouts de feuilles lorsque que les larmes apparaissaient au coin de ses yeux, à rapprocher le papier de son visage pour emporter le plus possible de ce qu'elle avait essayé d'exprimer, à tenter vainement de comprendre, pitié, je t'en prie, n'importe quoi, un signe de vie, un indice, que je puisse te réjoindre, ou que je te ramène à moi, que l'on soit réunis, parce que je crève sans toi à tenter de mémoriser chaque détail de son visage pour survivre le lendemain, sans elle. A s'imprégner un maximum de son être, de l'odeur de son cou, de la douceur de sa peau, de la sensation de ses lèvres sur les siennes, parce que bordel, c'est trop dur, c'est trop dur. Pour se remplir d'elle à s'en faire exploser le coeur.
Mais c'était fini, tout ça. A présent, chaque nuit, William se penchait sur Annelyss, et murmurait d'une voix brisée :
Reviens moi. Je t'en prie, reviens moi.

# Posté le lundi 07 septembre 2009 14:27

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 15:04

Sors-moi de là. Emmène l'alcool et les clopes, emmène tes potes et leurs drogues, ce soir on va me détruire. Je vais fumer jusqu'à exploser mes poumons, boire jusqu'à oublier ton nom, ce soir je vais mourir. Oui, achève-moi, brûle moi si tu veux, mais efface ce qu'il restait de moi, parce que je peux plus vivre avec ton souvenir au plus profond de moi.

Sors-moi de là. Emmène l'alcool et les clopes, emmène tes potes et leurs drogues, ce soir on va me détruire. Je vais fumer jusqu'à exploser mes poumons, boire jusqu'à oublier ton nom, ce soir je vais mourir. Oui, achève-moi, brûle moi si tu veux, mais efface ce qu'il restait de moi, parce que je peux plus vivre avec ton souvenir au plus profond de moi.


Tu étais déchirante. Tu étais déchirée. Mon Amour, pardonne moi pour tout ce que je t'ai fais. Tu étais belle. A en crever. Tu étais mon tout. A la limite du rien. Tu étais mes sourires. Mes pleurs aussi. Tu étais le soleil éblouissant, l'orage des nuits d'Hiver, les mots jamais prononcés, les regrets de fin de soirée. Tu étais mon coeur, même si tu en as toujours douté. Tu étais mes plus beaux moments, mes déceptions les plus grandes, mes coups de coeur, mes coups de tête. Tu étais mon Royaume perdu ; tu étais mes rêves délirants . Tu m'étais destinée ; même si tu le niais. Tu étais spéciale. A la limite de la folie. Tu étais mienne.

Tu étais mienne, tu le sais.

Confessions d'une nuit d'Eté.

# Posté le mardi 25 août 2009 13:57

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 14:44

Au delà de tout ça .

Au delà de tout ça .


Résumé : Au fin fond de la campagne Irlandaise, dans un lycée coupé du reste du monde, un professeur et son élève se rencontrent, se haïssent, s'aiment, se déchirent, au rythme irrégulier de textes griffonnés au détour d'une page .

Je t'aurai tout pris si j'avais pu, tu sais. Je t'aurai tout volé, si j'avais su comment faire. Je t'aurai arraché toute innocence, toute naïveté, tout courage. J'aurai aspiré la moindre parcelle d'adolescence que tu as en toi, et cet air joyeux, plus jamais tu ne l'aurai affiché . Je t'aurai tué, tu comprends ? Tu n'es rien pour moi, hormis celui que j'aurai aimé être, celui que je n'ai jamais eut le courage d'être. Je te déteste. J'étais indifférent à ta personne lorsque je t'ai connu, tu n'étais qu'un élève parmis des centaines, des milliers d'autres... une foule de gamins qui apprendraient bien trop tôt que la vie n'est qu'un tissu de mensonges. Et puis tu m'as rendu ces textes... Brouillons, pleins de phrases mal exprimées, bourrés de citations que tu venais d'inventer, mais si pleins d'un espoir que je savais vain... Et au fil de ces bribes de textes, de ces idées étranges et de ces mots très, trop sincères , tu m'as eu... J'ai haï ta foudre et ta jeunesse, je t'ai haï autant que je me suis haï de les avoir perdues...


Jehan à (son) Côme , le 9 Octobre 2009 .

# Posté le samedi 01 août 2009 18:05

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 07:40

Are you gonna be mine ?

Are you gonna be mine ?




Je riais avec inscouciance, trébuchant sur mes propres pied, ignorant le regard désapprobateur des passants, les larmes au coin de mes yeux, la boule d'amertume dans ma gorge, la douleur fulgurante dans mon coeur...
Je plaignais ces gens qui rentraient chez eux pour se faire une soirée télé, à manger des lasagnes et écouter le récit de la journée de travail de leur conjoint .. A s'enterrer ainsi dans un quotidient qu'on a tant souhaité, on se finit par se demander, à cinquante ans, où sont passés nos rêves d'autrefois, notre passion, notre foudre... notre vie ? A trop jouer la comédie, on finit par ne plus reconnaître la femme que l'on a épousée, et les rides dans le miroir nous rappelent tout ce temps perdu à essayer de construire quelque chose. Moi je ne ferai pas cette erreur ; il n'y a pas de construction, il n'y a que la destruction. On m'a dit que " Si on aime, il faut faire des sacrifices, mettre ses rêves dans un tiroir et le fermer à clef". Mais moi je n'étais plus capable d'aimer, et mon rêve... mon rêve, je le tenais dans mon coeur, et il était mort. Je bu une gorgée de vodka, grimaçant alors que le liquide me brûlait la gorge... Je n'avais jamais réellement aimé l'alcool. Tout ce que je voulais, au fond, c'était l'oubli qu'il nous offrait. Et en cet instant précis, sous le regard indifférent de la lune, je tournoyais lentement dans une rue sombre de Nîmes, me demandant si tu avais déjà marché sur ce trottoir, emprunté cette ruelle, regardé cette porte. Et les ombres ressurgissaient de là où je les avais soigneusement enfouies, franchissant les barrières que j'avais placées en moi, m'enfonçant encore plus profondément dans la folie. J'appuyai ma tête contre un mur froid. et la question habituelle revint dans mon esprit tourmenté. Peut être que si je trouvai une réponse, bonne ou mauvaise, je pourrai enfin crever en paix... Mais je ne cherchais plus de réponse, comme je ne cherchais plus à survivre.
Traîner mon corps meutri dans les rues de Nîmes, voilà ce que je voulais . Leur montrer à tous ce qui arrivait aux idiots qui osaient y croire, qui avaient voulu toucher le soleil. Contemplez mes ailes brûlées, mon regard hanté, dévisagez moi avec incompréhension, j'ai l'habitude vous savez... Tous les matins, devant mon miroir, alors que le sommeil ne m'a pas réellement quittée, je croise le regard vide d'une inconnue, et je sursaute quand je m'aperçois qu'elle porte mes vêtements . Il ne reste plus rien de moi .
Oui, errer dans les rues de Nîmes, voilà ce que j'allais faire. Oublier qui j'étais, puisque toi tu m'as oubliée .


Journal de Tham, confessions d'une nuit d'Eté .

# Posté le jeudi 12 mars 2009 16:21

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 07:38

"Cela dit, je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur que ce jour arrive, car cela voudra dire que les choses auront changé, et moi je ne veux rien changer à cette main qui serre encore la mienne."

"Cela dit, je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur que ce jour arrive, car cela voudra dire que les choses auront changé, et moi je ne veux rien changer à cette main qui serre encore la mienne."


Pour moi il n'y avait que vous . Vous êtiez mes meilleurs amis, mes frères et soeurs, mes confidents, mes disputes les plus violentes, mes plus belles histoires et mes plus gros chagrins
Vous êtiez mon monde, mon bonheur se situait entre les rires de Johanne et les strip-tease de Jason.

Vous me suffisiez, et je pensais que c'était réciproque.




Tham Flash > Morgane la Fée :

J'avais toujours cru , au plus profond de moi meme, que les gens qui feraient toujours partie de notre vie, on les reconnaissait tout de suite , comme si on retrouvait une partie de nous meme en les rencontrant . J'avais toujours cru qu' on avait plusieurs âmes soeurs, et que des petites parties de mon âme étaient en chacun des HS, avec un plus gros morceau en Joh et toi, cependant. Comme si finalement tout ça était trop grand pour nous , comme si nous n'avions pas le choix, comme si on était destiné à s'aimer . Ainsi j'avais une confiance aveugle en la vie, en notre avenir. Je dis NOTRE, parce que j'étais aussi persuadée que Vir et moi on partagerait un appart' , que Joh serait témoin a mon Mariage et que tu serai la marraine de Bonnie (ben oui, javais même le prénom en tête). Finalement je me rends compte j'étais naïve, utopiste. Tu as enfin trouvé ta place, et elle n'est même pas parmis nous . C'est triste quand meme.

Il ne me reste plus RIEN. Tout ce que j'aimais le plus au monde est partit en fumée. Tout ce que je croyais éternel est à présent terminé. Je n'ai pas d'avenir dans ce monde là.

# Posté le mardi 07 octobre 2008 15:43

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 07:51

Tu me faisais rire .

Tu me faisais rire .


16/10/09

Qui étais - je finalement ? Ton passé , ton futur ? Quoi qu'il en soit, je ne faisais jamais partie de ton présent.


[...] Des mensonges. Du blabla. Une succession sans fin de mots futiles, inutiles, de fausses déclarations, d'escuses que je n'attendais plus, que je ne voulais plus. Et mon coeur naïf me fait rapprocher cette lettre de mon visage, dans l'espoir idiot d'y trouver un petit bout de toi, une part de vérité. Et j'y cherche desespérément le souvenir de ton sourire, de tes lèvres contre les miennes ...
[...] On aurait pu rester longtemps comme ça, à se parler à demi-mots, ignorer le silence, chercher vainement la fureur de nos premières étreintes. A avancer à reculons, refuser de se regarder, se moquer de ces vieux couples qui nous ressemblaient tant. Recroquevillés dans notre peur, enfouis sous notre orgueil. Partir, c'est pour nous sauver que tu as fais ça, n'est-ce pas... C'est ce dont j'essaye de me convaincre ces nuits où tout me semble dérisoire.

Confessions d'une nuit d'Eté

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 07:13

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 07:52

My nights are yours...

My nights are yours...
Did you laughing ?
You make me cry...



Comme si la souffrance arrivait à reculons, comme si j'étais une bombe à retardement.


Comme si finalement le bric-à-brac ambiant de ma tête trouvait une signification, au delà du bon sens et de la logique. Vers les lointaines frontières de l'imaginaire, entre la raison et la folie. A me noyer dans ses yeux gris, je vois la réalité dans son sourire, dans sa voix brisée par l'oubli. Parfois. Parfois, oui, quelqu'un donne un sens à ma vie. Faut croire qu'on était faits pour s' aimer. Comme si un bout de moi était en chacun d'entre vous, comme si je n'étais réellement moi-même qu'à vos côtés. Comblée. Et on croit toucher le soleil. Puis l'euphorie retombe, et les bribes d'enfances si précieusement conservés s'arrachent de nous, parce qu'on peut plus, non, on est plus capables d'aimer. Mais il me reste encore un bout de rêve, un bout de raison, ou un bout de folie, comme vous voulez, moi je mêle les deux parce qu'il n'y a pas l'un sans l'autre. Et entre deux danses, on comprend enfin. Comme si aimer rendait un sens à tout, comme si on était enfin dotés de choses qui nous faisaient ressentir. Mais l'éternité est finalement éphémère, contrairement à ce que tu me disais. Comme si ces choses si importantes pour nous s'effondraient pendant la nuit, nous laissant seule dans le noir. Brisée.

Et tout flotte. Tout flotte autour de moi, et je ne sens même plus mon propre corps. Comme si j'étais dans une bulle de silence et que les choses se déroulaient autour de moi, sans répercussion sur ma propre vie. Ce que je dis n'a plus aucun sens, ma vie non plus, je n'ai aucune attache, aucun pilier, les cadavres de mes vieux rêves se sont dispersés autour de moi, fantômes qui m'empêchent d'avancer.
Et puis finalement on s'aperçoit que la pluie glacée ne soulage plus nos joues brûlantes, n'efface plus nos larmes amères. On comprend que le froid ne nous fait plus de mal, que le temps ne passe plus pour nous, que le regard des autres, on a beau le chercher, on le voit plus. On est un souvenir ambulant, une ombre plus capable de vivre, incapable de mourir.

Et à force d'enfouir notre chagrin au plus profond de nous, on a oublié d'où il venait, son origine même.
Et on oublie l'être aimé.





Et on ne se souvient plus qui on est.




Confessions d'une nuit d'Eté.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 15:59

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 07:51

Ireland, summer 2009 .

Ireland, summer 2009 .


20 Aout, dans un champs Irlandais

Il pleut, mon Amour. Je ne pleure pas, le ciel s'exprime assez pour nous deux. Il est si triste aujourd'hui, a crier sa douleur ainsi, a la faire savoir a la terre entiere. Si beau, dans sa decheance.


Ici il n'y a pas de temps, pas de realite. Quelle realite ? La tienne, la mienne... La notre ? Non, celle-ci s'est envolee.
Sais-tu combien tu me manques ? Non tu ne sais pas, personne ne sait. C'est trop grand pour eux, mon Amour. Ils essayent mais ils ne suivent pas, il y a trop de nous dans cet air la.
Je me leve. Le vent furieux me fait tomber, et sa colere me transperce de toute part. Ca me fait rire. Un rire d'enfant qui n'a pas compris, qui ne veut plus comprendre.
Je me demande si a Neverland tu as des arbres aussi verts, aussi grands que leurs branches peuvent toucher le ciel ... Rendant leur beaute eternelle a nos vieux reves.
Est-ce que tu te souviens de nous, mon Amour ?
Ou est-ce que ca aussi tu l'as renie ? Est-ce que ca aussi tu l'as jete aux ordures, avec tout ce que tu etais autrefois ? Fuir n'etait pas la meilleure des choses a faire tu sais. Tu etais peut etre un sale connard mais tu etais mon sale connard.

Je m'allonge dans l'herbe trempee et observe une derniere fois le ciel, les arbres, les nuages, la pluie, la realite. Puis les reves me sugmergent, m'empoisonnent lentement, et mon corps ne m'appartient plus. Bienvenue au Royaume des Fees, ici tout est possible.

Je t'emmene avec moi, mon Amour.

# Posté le dimanche 03 août 2008 16:54

Modifié le lundi 09 novembre 2009 11:22